Odette Comandon

Née Odette Gaschet

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La "Jhavasse des Charentes " (Angoulême, 1913 - Royan, 1996).

Fille de Robert Gaschet, professeur de littérature, nièce et filleule de Pierre Jobit le prêtre philosophe, " la grande lumière de mon enfance " selon ses propres mots, petite sœur de Liliane Gaschet la poétesse, Odette Comandon est bercée de Charentes et de culture.

En 1934, elle épouse Etienne Comandon, héritier et gestionnaire des cognacs Comandon de Jarnac.
Très tôt, Odette s’était prise de passion pour le parler saintongeais. Plus tard, pour amuser ses amis jarnacais, c’est en patois qu’elle raconte les histoires pleines de fantaisie qu’elle invente.
Dans son premier ouvrage : Contes et récits de la cagouille, publié en 1946, Odette présente les patoiseries qui ont le plus amusé le public jarnacais.
Babluches et jhavasseries, rubrique hebdomadaire en patois qu’elle tient depuis 1947 dans Sud-Ouest, lui apporte la notoriété.
En 1952, après la mort de Goulebenéze, le barde saintongeais, Odette reprend le rôle de Nastasie dans le chef-d’œuvre du Docteur Jean : la Mérine à Nastasie .

En 1959, Odette Comandon est élue à l’Académie de Saintonge ; elle en devient le directeur en 1965 ; cette année-là, elle entre aussi à l’Académie d’Angoumois qui vient d’être fondée.

Elle écrit de nombreuses pièces de théâtre qui obtiennent toutes un franc succès : La Ganipote (1953), Pire entorse (1957), Feu Célestin et l’Air anatoumique (1958), La Fête à Siméon (1959), L’Ouillette (1962), Le Beurgaud roughe (1965)...
Disques, émissions de radio, publications de textes, soirées de confréries, les années 1960 à 1970 sont celles d’un grand succès médiatique.

Remariée en 1974 à Jacques Faucheux, elle se retire à Royan. (Voir le livre de Christian Genet : Odette Comandon, la Jhavasse des Charentes (1998).