Albert Naud

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Avocat, écrivain, scénariste (Saint-Amant-de-Graves, 1904 - Paris, 1977).

Gloire du barreau français, maître Albert Naud fut résistant, écrivain, homme d’affaires, membre de l’académie d’Angoumois et citoyen d’honneur de Ruffec.

D’abord élève à l’école normale d’Angoulême, puis journaliste à L’Écho de Paris, il opta finalement en 1933 pour la profession d’avocat. Mettant ses dons d’orateur au service de ses convictions, il plaida avec ardeur contre la peine de mort au cours de procès célèbres ; il fut le défenseur de Louis-Ferdinand Céline, d’Henri Charrière dit « Papillon », de l’espionne « La Chatte », de « l’Étrangleur » Lucien Léger...

« C’est peut-être parce qu’il n’était pas du sérail que ce fils d’agriculteur de Charente devait apporter dans sa vie professionnelle ce quelque chose de l’humaine tendresse qui trop souvent paraît artificielle chez les gens des familles de robe » (Jean-Marc Théolleyre, Le Monde 22.2.77).

La plume relayant la parole avec un égal talent, Albert Naud publia Pourquoi je n’ai pas défendu Pierre Laval , Tu ne tueras point , Le dernier bourreau , Les défendre tous ... Fidèle à la Charente, il rassembla dans Peau d’orange ou l’école du soir des récits sur sa jeunesse et sur l’après-guerre à Angoulême.

Co-scénariste avec André Cayatte du film Mourir d’Aimer, inspiré par l’affaire Gabrielle Russier, il fut aussi acteur, tenant le rôle de l’avocat dans La Vie, l’amour et la mort , de Claude Lelouch (1968).